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La sécu et ses pratiques financières (8)
Article mis en ligne le 15 octobre 2018
dernière modification le 21 octobre 2018
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Fin provisoire

Le jeune locataire de l’Élysée nous fait part de son intention de procéder tantôt à la nécessaire réforme des retraites.

Et d’être fondés à lui rétorquer : une énième… tant il est vrai que de nombreux autres personnages politiques avant lui, ont pris quelques « mesurettes » sans rien régler au contraire ; vous savez comme les réformes « annuelles » au sein de l’éducation nationale.

Après avoir découvert ce que nous vous avons communiqué ces derniers jours, et ce n’est qu’un début croyez-le bien, qui peut encore raisonnablement croire que la classe politique fera un jour ce qu’il convient de faire s’agissant notamment de la sécurité sociale ?

À ce jour, de nombreux Français sont confrontés aux turpitudes des caisses et ce quel que soit le régime auquel ils appartiennent.

Dans le cadre des très nombreux litiges qui opposent les affiliés à ces caisses, celles-ci s’autorisent à claironner, sans la moindre vergogne, qu’elles ont un rôle exclusivement social, basé sur la solidarité nationale, à but exclusivement non lucratif et qu’elles gèrent des systèmes de retraite par répartition ; la magistrature, de façon outrageante, entérinant et soutenant de telles déclarations au demeurant parfaitement mensongères comme vous le savez maintenant.

Comme vous l’avez vu dans l’enquête Natixis, 456 000 euros ont été distribués à deux banques au détriment de l’OPCVM Concorde 96 lequel aurait quand même perçu 120 000 euros dont ont bénéficié les seuls quelques porteurs de parts de cet OPCVM. Soit au total 576 000 euros qui ont été distribués. Vous avez découvert par ailleurs le site de la Banque d’Espagne, lequel répertorie de manière non-exhaustive 16590 OPCVM. Vous avez découvert également que les caisses étaient à la tête de nombreux OPCVM, et d’autant plus nombreux qu’ils ne sont pas obligatoirement au nom de ladite caisse. Exemple : Concorde 96 évoqué dans l’enquête Natixis.

À raison, en moyenne de 500 000 euros distribués par caisse aux banques de gestion et OPCVM, nous vous laissons le soin d’imaginer le nombre de milliards d’euros distribués aux marchés financiers et aux porteurs de parts des OPCVM et ce, au détriment des affiliés sociaux que nous sommes tous, mais aussi de l’administration fiscale quand bien même, à l’évidence, celle-ci ne semble pas s’émouvoir de telles pratiques.

Probablement parce que de telles pratiques ne sont pas considérées comme frauduleuses. Seul l’abus de médicamentation et d’arrêts de travail relève de la fraude. C’est bien connu, n’est-il pas ?

Alors, vous direz-vous, nos cotisations servent à enrichir les marchés financiers et tous ceux qui sont en charge de la gestion de la sécurité sociale ? Effectivement, nul ne saurait le contester.

Mais c’est bien plus grave que cela.

En effet, vous avez pu découvrir le document publié hier lundi 15 octobre et dénommé ACOSS ECP 2018.

L’ACOSS centralise tous les règlements effectués auprès des URSSAF afin, nous dit-on, de permettre aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) et les caisses d’allocations familiales (CAF) de fonctionner. Elle tient le rôle de la « mère maquerelle » en quelque sorte.

Oui mais voilà, ces sommes d’argent, colossales vous en conviendrez, sont détournées de leur objet par les politiques et les syndicats.

Dans les faits, plutôt que d’utiliser l’argent de nos cotisations sociales pour ce à quoi il doit être destiné, ils préfèrent le placer, dans leurs seuls intérêts et ceux des marchés financiers.

Vous vous direz sans doute que cela n’est pas possible compte tenu de ce que les allocations familiales et chômage ainsi que les frais de santé sont remboursés.

Bien sûr que c’est possible et c’est ainsi qu’ils ont inventé la solution idoine, en d’autres termes la notion de trou de la sécurité sociale lequel n’existe absolument pas.

Partant, ils ont créé, en même temps comme dirait Emmanuel, la CADES pour rembourser une dette fictive, une dette qui n’existe pas. La CADES emprunte en fonction des besoins estimés et dans tous les cas créés de toutes pièces. Bien sûr la CADES empruntant, elle sert les intérêts des marchés financiers une seconde fois.

In fine, vous l’aurez compris, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) sont deux escroqueries intellectuelles notoires.

Machiavel lui-même est supplanté.

Gavés de notre argent, il nous faut donc encore, au travers de la CSG et de la CRDS, payer des sommes d’argent, une nouvelle fois colossales, aux marchés financiers.

À l’attention de tous les Retraités, il faut qu’ils aient conscience que le gamin de l’Élysée, un sale gamin convenons-en, vient d’amputer leur misérable pension dans le seul but de faire un cadeau à ses amis, ceux qu’il représente, ceux sans qui il ne serait pas là.

Lequel sale gamin s’honorera à ne pas continuer à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Les comptes de la sécu seraient soudainement bénéficiaires nous affirme-t-il.

Ou bien il fait preuve d’incompétence ou bien de cynisme une fois de plus. Pour notre part nous lui rappellerons ici que ce qui peut passer pour une embellie dans les comptes du régime général c’est tout simplement le transfert de l’argent détenu au titre du régime social des indépendants (RSI).


Depuis quelques jours nous vous avons délivré de nombreuses informations. Nous vous proposons de bien les assimiler et de les synthétiser durant quelques jours.

Il s’agit là des entrées, lundi nous « attaquerons » le plat de résistance, la partie juridique.

Pensez à mettre un casque, vous allez être assommés.


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